Sa restauration

La naissance du projet

En 1998 :  acquisition du prieuré par la famille Sirot Saunier. et mise en œuvre de la réhabilitation sur les bâtiments entourant la chapelle.

Dès 2003 Mise en place d’une équipe « projet et organisation » lors d’un premier séminaire réunissant une trentaine de personnes expérimentées pouvant s’impliquer dans le programme de réhabilitation. Les tous premiers membres fondateurs, en 2003, de l’Association sont :

Yves de la Bedoyère, Philippe Bernaux, Béatrice de Besses, Catherine Bordier, Marion Bordier, Thomas Gaudig, Perrine Leclerc, Catherine et Philippe L’Helgouac’h, Marie-France Lilly, Betty Le Hodey, Guillaume Moine, Quentin Perret, Brigitte et Denis Primard, Geneviève et Claude Saunier, Virginie Saunier, Betsy et Henri Sirot, Sophie et Laurent Sirot, Sherry Thévenot, Anita et Jean-Louis Vacher.

En Mai 2004 : Rencontre spontanée avec 3 jeunes architectes qui ont choisi la Chapelle du Prieuré comme sujet d’étude dans le cadre de leur formation « Etude de Chaillot » (Architecte Conseil des Monument Historiques) : ce qui donne lieu à la création d’un partenariat : le tout premier « échange de savoirs » de l’Association.

Les motivations du projet d’aménagement

Le Prieuré de Bray sur Aunette, ce lieu magique, ce havre de paix qui, depuis 1263, a permis aux hommes de se ressourcer, de se nourrir, tant spirituellement que physiquement devait à nouveau prendre vie en répondant progressivement à une quadruple mission :

  • Formations, Initiations (colloques, sessions, ateliers, conventions…)
  • Lien social (rencontres, échanges, artisanat, jardinage, informatique …)
  • Echange culturel (théâtre, musique, arts, lecture…)
  • Economique (accueil d’activités artisanales, spectacles, concerts, entrepreneuriat..)

Le site du Prieuré possède tous les atouts pour accueillir ce programme ambitieux et généreux.

  • Une forte motivation des porteurs du projet
  • Un édifice remarquable dans un site paisible à 45 minutes de Paris et 25 minutes de l’aéroport Charles de Gaulle
  • Un site naturel et paysager de qualité, en plein coeur du Parc Régional Naturel Oise Pays de France
  • D’importants espaces disponibles dans les corps de ferme existants.

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Les principaux enjeux, entre préservation et mise en valeur :

Stabilité et lumière 

Si la pose des tirants et la réfection de la toiture ont sauvé la chapelle de la ruine, celle-ci a dû être préservée des désordres alarmants. Consolider l’édifice, lui faire retrouver une nouvelle stabilité : telle a été la première urgence à laquelle la restauration a dû répondre, mais le projet ne s’arrête là.

La plus grande partie des baies était comblée ; d’autres avaient perdu leur remplage. L’édifice dans cet état est doté d’une certaine majesté romantique mais son éclairage intérieur déséquilibré a conduit à concevoir un véritable projet sur les baies : choix du matériau en fonction de la qualité de la lumière recherche et de la nouvelles utilisations qui restent à définir, interventions contemporaines ou restitution des vitraux à partir des éléments d’origine découverts dans les remplissages. Ces questions semblent annoncer un travail passionnant comme en témoignent les exemples de restauration présentés ci-dessous.

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Dotée d’un patrimoine médiéval tout aussi riche que celui de la France, l’Espagne connaît depuis de nombreuses années des campagnes de restauration mariant merveilleusement le respect de l’ancien et l’intégration du nouveau.

L’étude préalable et la consolidation de la Chapelle

Devant l’urgence de consolider définitivement ce chef d’œuvre de l’architecture gothique rayonnante, il a été décidé d’engager un complément d’études portant sur la restauration des voûtes.

En concertation avec un bureau d’études spécialisé, un programme précis a été défini afin de faire de la chapelle un lieu à la fois sûr et digne. Il fut alors prévu de restaurer l’intégralité des voûtes dont une partie a dû être étayée, puis démontée après la mise en place d’une structure provisoire d’échafaudages en tubes.

Grâce à cette structure qui a donc servi à la fois d’étaiement, de plancher de travail, et de « faux-plafond » de sécurité, la chapelle a pu être utilisée pendant la durée des travaux qui se sont déroulés de janvier 2006 à Avril 2007 alors qu’ils étaient initialement prévus de fin 2004 à l’automne 2005.

Une fois les voûtes restaurées, leur maintien a été assurée par une technique moderne qui a fait ses preuves à Pise et pour le Collège des Bernardins, à Paris : il s’agit de micro pieux implantés jusqu’à une assise profonde solide (ici 14 mètres), pour servir de base à la stabilisation des contreforts des murs au Sud. Simultanément, la chapelle annexe, dont les murs, dépourvus de contreforts, ont tendance à s’écarter, a été elle aussi consolidée.

Le programme de cette première campagne s’est également consacré à la restauration des baies éventrées ou bouchées. Il y a eu la reprise complète de toutes les maçonneries dans lesquelles étaient enserrés les vitraux, et dans lesquelles ont été placées les feuillures métalliques des double vitrage. Aucune baie n’avait les dimensions exactes de ses voisines…

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Pour les amoureux des travaux d’architecture,